Jean-Michel Alberola, up to date.

02 septembre 2010

Un événement silencieux vient de se produire sur internet, une œuvre s’y est épanouie, sans tambour ni trompette. Quoi de plus naturel : elle est signée par l’un des artistes les plus secrets, et cependant les plus admirés d’aujourd’hui : Jean-Michel Alberola. Depuis plus d’un an déjà, c’est sur le site que Louis Roederer consacre à la recherche de l’œuvre que l’on pouvait trouver la seule présentation d’Alberola par lui-même. C’est en effet l’artiste lui-même, assistée par une jeune web-designer, qui a conçu ce glissement d’œuvre en œuvre à travers « L’Extension de la précision des terrains vagues » et ses différents univers. Une navigation qui constitue en soi un œuvre originale, un exemple de web-art véritable puisqu’inconcevable ailleurs que sur internet.

Après un an, Jean-Michel Alberola a entièrement refondu cette œuvre, intégrant ses dernières créations, supprimant ce dont il ne voulait plus, modifiant des textes, des corrélations. C’est donc à la découverte d’un Alberola « up to date » que vous invite aujourd’hui le chercheur d’œuvre Louis Roederer, impatient de vous faire partager son admiration, et pas peu fier d’héberger sous « son toit » une œuvre d’une telle valeur.

http://www.champagne-roederer.com/fr/alberola/flash.html

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POURRAIT-ON AVOIR DU CRISTAL CHAQUE ANNÉE ?

05 août 2010

Ornements d'un foudre de chêne (détail).

Dernier épisode de notre série en compagnie de Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave chez Louis Roederer.

POURRAIT-ON AVOIR DU CRISTAL CHAQUE ANNÉE ?

Même si le Cristal reste attaché à cette incertitude annuelle de savoir s’il y en aura ou pas, notre politique viticole est, comme un cru bourguignon, de chercher à tirer le meilleur de chaque millésime.
Au cours des 30 dernières années, nous avons assisté à deux phénomènes déterminants pour la qualité de la Champagne: d’abord les pratiques viticoles ont gagné en finesse et en précision (matériel végétal, moyens mécaniques, information et modélisation du développement des parasites,…). L’avancée des connaissances a été extraordinaire et se poursuit chaque année avec une priorité majeure vers la viticulture durable; et puis le changement climatique est venu aider le vigneron champenois: en élevant les températures, la date des vendanges s’est avancée et aujourd’hui, celle-ci est plutôt centrée sur la mi-septembre. Il est donc plus facile aujourd’hui de vendanger de très beaux raisins, à maturité et dans d’excellentes conditions climatiques
Mais la vraie nouveauté de toutes ces évolutions humaines et climatiques, et le millésime 2009 en est la plus grande preuve, est que nous pouvons aller chercher les bons arômes aux bons endroits aux bons moments. C’est extrêmement rare en Champagne.
La bonne question pour l’équipe Louis Roederer devient donc: comment faire pour vendanger de très bons raisins chaque année ? La réponse, unanime, est qu’il ne faut pas seulement demander au ciel!!!… Il faut, chaque année, donner le meilleur de nous-mêmes : c’est un nouveau challenge et l’on n’attend pas que le climat nous le donne tout cuit dans la bassine. Grâce à cette discipline, parfois de l’intuition et une pincée d’esthétisme, nous sommes en mesure de millésimer plus souvent mais toujours dans des quantités très différentes!!

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Relire toute l’interview / Read the whole interview:
1/6: Rencontre avec Jean-Baptiste Lécaillon / Meeting with Jean-Baptiste Lécaillon
2/6: Pourquoi y a-t-il des années sans Cristal? / Why are there years without Cristal?
3/6: Comment concilier tradition et modernité? / How does Roederer recouncile tradition and modernity?
4/6: Qu’est-ce que le dégorgement? / What is disgorging?
5/6: Quand boire idéalement du Cristal? / When is the right time to drink Cristal?
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Ornements d'un foudre de chêne.

Final part of our interview with Jean-Baptiste Lécaillon, head of Louis Roederer’s cellars since 1999.

COULD IT BE POSSIBLE TO HAVE CRISTAL EACH YEAR ?

Even if Cristal is bound to this uncertainty of knowing whether or not there will be a vintage, our policy at Roederer is, as a Burgundy wine, to look for the best of each year’s harvests.
During the past 30 years, two deciding phenomenons for Champagne quality appeared : firstly wine making has improve in finesse and in precision (vegetable equipment, mechanical means, information regarding parasites evolution, …). The progress of knowledge has been extraordinary and still goes on each year with a major priority towards sustainable wine growing. Climate change also came to help the champagne wine maker : by rising up the temperatures, harvest is now sooner than before, around mid September. It is easier today to harvest very beautiful and mature grapes, in perfect climate conditions.
But the real novelty of all these human and climate evolutions, and the vintage 2009 is the biggest proof of that, is that we can fetch the good aromas at the right places at the right times. And this is extremly rare in Champagne.
The good question now for Louis Roederer is: what can we do to harvest the best grapes each year ? The answer, unanimous, is that we can’t only rely on the weather !!… We have to give the very best of ourselves : it’s a new challenge and we can’t wait for the climate to bring it all. Thanks to this discipline, with sometimes intuition and a bit of aestheticism, we are now more likely to vintage more often, but always in various amounts !!

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QUAND BOIRE IDÉALEMENT DU CRISTAL ?

20 juillet 2010

Cinquième étape de notre parcours au cœur du Cristal avec Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave chez Louis Roederer.

QUAND BOIRE IDÉALEMENT DU CRISTAL ?

C’est difficile, on ne peut et il ne faut rien dire de façon autoritaire.

Par exemple, si vous voulez ouvrir un Cristal avec des amis pour faire une fête sympathique et de bon goût –parce que vous ouvrez quand même un Cristal !- et que vous recherchez une jolie bulle, une jolie effervescence, une jolie douceur de vin et un moment de convivialité autour d’un apéritif ou d’un cocktail léger, je pencherai plutôt pour un Cristal comme il est maintenant, c’est à dire un 2002. Et ce encore pour les trois quatre prochaines années.

Par contre, si vous ouvrez une bouteille en plein hiver autour d’un repas et que vous désirez faire une association avec des vins, là, il faut aller chercher quelque chose de plus vieux. Tout dépend de vous : si vous aimez les vins jeunes, frais et fruités ou si vous aimez les vins légèrement caramélisés, qui demandent plus de temps. Mais vous pouvez aussi être un grand amateur de vins totalement iodés, truffés, et ça Cristal est capable de vous le donner au bout de vingt ans.

On ne peut plus penser comme l’ancien monde. Il y a eu un souffle d’air frais dans les années soixante-dix, quatre-vingt, grâce aux Californiens, aux Australiens. Ils nous ont ramené sur terre ! Ils visaient juste lorsqu’ils nous disaient que ce n’était pas parce que l’on avait des terroirs fabuleux que nous faisions des vins hautement expressifs. La Champagne a cette richesse incroyable d’offrir des vins avec des profils différents et des moments de dégustations différents. Comme cela a été démontré maintes et maintes fois, en matière de goût, chacun a raison. Essayons d’être modernes, de sortir de ces adages stupides qui consistent à dire le vin rouge va avec le fromage, le vin blanc avec le poisson, le champagne se boit à telle température… C’est plus fin que cela ! Le champagne est un vin capable de vieillir, on peut en constituer une cave. J’ai des collectionneurs qui m’appellent afin de savoir s’ils peuvent ouvrir un 1976 ou un 1983, si les vins sont « prêts ». Et puis il ne faut pas oublier les saisons, l’été où l’on a envie de vins jeunes parce qu’on a chaud, les saisons pour les vins vieux…

Achetez une caisse de Mouton, de Latour ou de Petrus, vous la garderez dans votre cave et, inévitablement, au bout de quelques années, vous allez savoir s’il faut encore la laisser ou si le vin est bon à boire. Il faut trouver la bonne fenêtre de tir. Et la vôtre n’est pas la mienne…Par exemple, je préfère le Cristal 1988 maintenant à il y a cinq ans.

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Lire la première partie / Read part one, la deuxième partie / part two, la troisième partie / part three, la quatrième partie / part four.
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Fifth part of our interview with Jean-Baptiste Lécaillon.

WHEN IS THE RIGHT TIME TO DRINK CRISTAL ?

It’s hard to answer, we can’t and we musn’t tell anything in a authoritarian way.

For instance, if you want to open a bottle of Cristal with friends in order to have a tasty and pleasant party –it is Cristal you’re opening !- and that you search for a nice bubble, a fine effervecence, a sweetness and a moment of conviviality around an aperitive or a light cocktail, I would go for a Cristal as it is now, meaning a 2002. And this for the next three or four years.

On the other hand, if you open a bottle in winter time, during a meal, and that you wish to make an association with other wines, then you have to go for something older. It all depends on you : if you like young wines, fresh and fruity or if you like wines that are slightly caramelized, that need more time. But you can also be a great amateur of wines totally iodized, with truffle, and that, Cristal can give it to you after twenty years.

We cannot think like the old world. There was a fresh wind during the seventies and the eighties, thanks to the Californians, the Australians. They brought us back on track ! They were right when they said that highly expressive wines do not necessarily come with amazing land. Champagne country has this incredible wealth of giving wines with very different profiles and very different moments to taste them. And, as it has been said so many times ; everyone’s right regarding taste ! Let’s try to be modern and end with these stupid sayings like red wine goes with cheese and white with fish, or champagne must be drunk at such degree… It’s more than that ! Champagne is a wine that can grow old, a wine that you can build a cellar on. I have collectors that call me to know if they can open a 1976 or a 1983, if the wines are « ready » or not. And one must not forget the seasons ; summer when you look for young wines because it’s hot, seasons for old wines…

Buy a crate of Mouton, Latour or Petrus, you’ll keep it in you cellar and, inevitably, within a few years, you’ll know if you have to leave it still or if it’s good to drink. You have to find the right timing. And yours isn’t mine… For example, I prefer the Cristal 1988 now compare to what it was five years ago.

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Cristal 2002 par Robert Parker

15 juillet 2010

Alors que le Cristal 2004 fait son entrée sur le marché, le 2002 vient d’être revu à la hausse par Robert Parker.
Depuis 1978, Parker, par le biais de sa publication The Wine Advocate, exerce une influence majeure sur la planète vinicole. Il est également l’auteur d’un guide prisé de tous les amateurs : Le Guide Parker des Vins de France. Comme dans tout guide -qu’il soit de cinéma ou de restaurant par exemple-, une note et une critique accompagnent chaque vin. Le barème de notation est sur 100 et il y a peu de place sous la barre des 70…

Antonio Galloni, un des collaborateurs de Parker, avait noté le Cristal 2002 à 96+, ce qui déjà est exceptionnel. Aussi quand le maître lui-même porte la note à 97, c’est comme un ordre de s’en procurer une bouteille !

Le Cristal 2002 de Roederer est encore jeune. Des notes subtiles de poires, de fleurs, d’épices, de menthe, de minéraux et de chêne sont brassées dans un cadre d’une extraordinaire grâce et élégance, tel un cashemere. Ce Champagne superbement sculpté possède cette clarté notable mais également cette profondeur fruitée qui caractérise ce millésime. C’est un superbe et séduisant Cristal de la plus haute expression. Le 2002 est composé de 60% de Pinot Noir et 40% de Chardonnay, avec un dosage à 10 grammes par litre. 20% de ce vin a été vinifié sous bois (foudres de chêne)… 96+
A. Galloni, The Wine Advocate, Décembre 2008

… le Cristal 2002 de Louis Roederer est spectaculaire. C’est un champagne jeune avec beaucoup de brioche et de chèvrefeuille ainsi que des notes de nectarines, dans un style riche et solide. Les puristes diront qu’il est encore trop jeune, et qu’il a au moins quinze à vingt ans devant lui…97
R. Parker, The Hedonist’s Gazette, Avril 2010

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As the Cristal 2004 arrives now on the market, the 2002 has been scale up by Robert Parker.

Since 1978, Parker, through his publishing The Wine Advocate, has a major influence upon the wine world. He is also the famous author of the guide valued by all wine lovers : Parker’s Wine Buyer’s Guide. As any guide –being about cinema or restaurants for instance- it provides each wine with a note and a critic. The grading is over a hundred and there’s practically no room for wine under 70…

Antonio Galloni, one of Parker’s reviewers, gave the Cristal 2002 a 96+, which is already exceptionnal. So when the master himself raises it to 97, it’s almost a command to get a bottle !

Roederer’s 2002 Cristal is still in its infant, fresh stage. Subtle notes of pears, flowers, spices, mint, minerals and oak are woven into a cashmere-like frame of extraordinary grace and elegance. This beautifully-sculpted Champagne possesses notable clarity but with the additional depth of fruit that is characteristic of this vintage. It is a gorgeous, seductive Cristal of the highest level. In 2002, Cristal is 60% Pinot Noir and 40% Chardonnay with 10 grams of dosage. 20% of the wine was fermented in oak…96+.
A. Galloni, The Wine Advocate, 12/08

…the 2002 Louis Roederer Cristal is spectacular. It is a young champagne with lots of brioche, honeysuckle, and nectarine notes presented in a full-bodied, rich style. Purists would probably say it is too young to drink, and it has at least 15-20 years of life remaining…97
R. Parker, The Hedonist’s Gazette, 4/10

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Site Festivalandco

05 juillet 2010

Prolongez l’expérience du festival de la librairie Shakespeare & Company, avec le module spécialement crée sur notre site.
Vous y trouverez, selon une approche ludique, plus d’une douzaine d’interviews exclusives d’auteurs. L’occasion pour tous de découvrir Jeanette Winterson, Will Self, Hanif Kureishi, Nam Le, Pettina Gappah…et de se laisser tenter par de nombreux livres à dévorer pendant les vacances…

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Extend the experience of the Shakespeare & Company bookshop festival, with the dedicated site.
You can find, in an entertaining way, more than a dozen exclusive interviews of writers. It is the occasion for all to discover Jeanette Winterson, Will Self, Hanif Kureishi, Nam Le, Pettina Gappah…and to get tempted by numerous books for your holidays…

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QU’EST-CE QUE LE DÉGORGEMENT ?

01 juillet 2010


Quatrième partie de notre entretien avec Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave chez Louis Roederer.

QU’EST-CE QUE LE DÉGORGEMENT ?

Pour donner la bulle au vin, on va embouteiller un vin tranquille, comme un vin blanc. Puis on va rajouter des levures et du sucre et fermer la bouteille avec une capsule métallique. Ces vins vont ensuite être mis en cave. Dans les quatre premiers mois, les levures vont fermenter le sucre et donner de l’alcool et donc du gaz carbonique. C’est ce gaz enfermé dans la bouteille qui donne la bulle ! Une fois ce travail effectué, les levures meurent car il n’y a plus rien à manger. Un dépôt se forme au fond de la bouteille qui est tout sauf inutile. Il a deux qualités :
Premièrement les parois des levures vont se dégrader au contact de l’alcool. Ce sont des protéines qui vont libérer des acides aminés qui sont souvent aromatiques. Cela donne un goût grillé, légèrement toasté qui peut être raffiné comme la noisette chaude ou l’amande grillée. Mais attention cela peut devenir plus vulgaire, tel la levure, le biscuit ou la baguette grillée du matin ; il faut être précautionneux .
La deuxième qualité de ce dépôt est d’avoir une capacité anti-oxydante. Ces lies ont tendance à fixer l’oxygène quand il entre dans la bouteille. Un procédé qui protège naturellement le vin et le maintient frais.
Mais on ne peut pas commercialiser les bouteilles avec les lies parce qu’avec l’effervescence cela crée un trouble, un nuage laiteux. Il faut donc l’éliminer, chose que l’on fait par le remuage qui permet tout doucement, en tournant les bouteilles, de faire descendre les lies dans le goulot. Ensuite seulement intervient le dégorgement. On congèle ce goulot. On obtient ainsi un cube de glace dans la tête de la bouteille. Là nous l’ouvrons et comme les levures sont emprisonnées dans la glace et qu’il y a de la pression dans la bouteille, Pof ! ça sort. On en profite pour mettre une liqueur d’expédition pour en faire un vin soit brut, soit demi-sec, soit sec, soit extra-dry et on finit en fermant avec le bouchon définitif. Pour le Brut Premier le dégorgement se fait au bout de trois ans, et pour le Cristal au bout de six ans, c’est-à-dire six mois avant de partir sur le marché.

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Lire la première partie / Read part one, la deuxième partie / part two, la troisième partie / part three.
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Fourth part of our interview with Jean-Baptiste Lécaillon.

WHAT IS DISGORGING ?

To bring bubble to the wine, we will bottle a quiet wine, like a white one. Then we’ll add yeasts and sugar and close the bottle with a metallic cap. These wines  will then be stored in caves. Within the first four months, yeasts will ferment sugar and give alcohol and so carbonic gaz. It’s this gaz enclosed in the bottle that brings the bubble ! Once this job done, yeasts die because there’s nothing left to eat. A sediment gathers, at the bottom of the bottle, that is everything but useless. It has two qualities :
Firstly the surfaces of yeasts will begin to break with the contact of alcohol. These are proteins that will release amino-acids that are often aromatic. It gives a slightly toasted taste that can be refined as warm nut or grilled almond. But be careful, it can also become vulgar, as yeast, biscuit or the morning french bread toasts !
Secondly, this sediment has the quality of an anti-oxidizing agent. These dregs have a tendency of fixing oxygen when it enters the bottle. A process that naturally protects the wine and keeps it cool.
But we can’t market the bottles with the dregs because with the effervescence it creates a turbid wine, like a milky cloud. It has to be eliminated. We do that with the ridling that allows, slowly, by turning the bottles, to bring down the sediments in the neck. Then and only then, discorging happens. We freeze the neck. Thus we obtain a cube of ice in the bottle neck. Then we open it and as the yeats are imprisonned in the ice, and that there is pressure, Pow ! it comes out. We take advantage of this to add an expedition liqueur to make a wine that is brut, demi-sec, sec or extra-dry. We end up by putting the definitive cork. For the Brut Premier disgorging happens after three years and for Cristal after six years, -six months before it’s on the market.

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FestivalandCo, dimanche 20 juin.

21 juin 2010

Que choisir pour fêter la fin de cet exaltant festival, Haut-Beauséjour ou Brut Premier ?
Champagne bien sûr, évidemment, la célébration, le « tchin’ »… Mais le Saint-Estèphe a également ses nombreux adaptes, surtout quand il accompagne un buffet de charcuterie. Le vin rouge comme seuls savent le dire les anglo-saxons, avec aristocratie et gourmandise! Tous les auteurs rencontrés -qu’ils soient d’Irlande, d’Angleterre, d’Afrique du Sud, d’Australie ou des Etats-Unis- sont unanimes : c’est un bonheur d’être à Paris et de boire du champagne à deux pas de la Seine. « It’s been lovely » nous dit Jack Hirschman dans un grand sourire que l’on devine sous son épaisse moustache. Comme tant d’autres auteurs, il a assisté au festival les trois jours durant. Pour le plaisir, la joie d’écouter d’autres écrivains, de discuter avec des inconnus, de retrouver des amis. On se croisait et se saluait comme des familiers de la grande famille des lecteurs. Et ce fut une fête du livre humble et généreuse, ouverte à tous comme l’a toujours été la librairie où l’on peut s’asseoir dans un fauteuil, tendre le bras vers une étagère et lire, lire, lire jusqu’à ce que les paupières battent.

Le cocktail, accompagné par plusieurs instruments –là un accordéon, ici une trompette et une guitare, ou bien encore diverti une dernière fois par un storyteller juché sur une chaise, clôt chaleureusement la journée.

Il y eut encore du monde en ce dimanche que ce soit pour écouter la toujours percutante Jeanette Winterson, le jeune écrivain Nam Le ou bien encore le dernier programme composé de quatre storytellers –ce que l’on appellerait one man show ou sketch en France…
La « littérature c’est la voix » nous disait Gao Xingjian lors de l’ouverture du festival. L’écrit et l’oral soit, la politique et la fiction, les deux thèmes de cette édition.
Le festival a lieu tous les deux ans. C’est malheureux, on en aurait aimé une dernière goutte.
Comme un bon champagne…

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Rendez-vous sur notre site la semaine prochaine pour plus d’images et d’interviews!

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FestivalandCo, samedi 19 juin.

20 juin 2010

La conférence de 13 heures est particulièrement attendue. Le public pend par grappes entières de la tente surélevée. Plus de deux cents personnes sont suspendues aux lèvres de Martin Amis et Will Self. Les deux auteurs captivent leur audience et la font rire en discutant de sujets aussi sérieux que la place des femmes en politique, le 11 septembre, l’engagement ou la sexualité.

Les nombreux lecteurs attendant de se faire dédicacer leur livre par Philip Pullman.

L’attrait de cette journée (Fatima Bhutto, Philip Pullman) est manifeste lorsque l’on voit la présence médiatique aux abords de la librairie Shakespeare & Company. L’attroupement rue de la Bûcherie aura été de toute la journée le seul signe estival en ce mois de juin ! On aurait pu se croire dans n’importe quelle artère saturée de Venise ou du Mont Saint-Michel. Au milieu de cette cohue, nous sommes également interpellé par des performances poétiques, qui voient un groupe de jeunes artistes haranguer la foule attentive à leur musique et leur chorégraphie, ajoutant une autre touche anglo-saxonne à la manifestation, comme une bulle échappée du Village. Et les coups de vents qui ébranlent les parasols ne suffisent pas à décourager les festivaliers bravant la fraîcheur pour assister aux tables rondes (“La signification de la Coupe du monde pour l’Afrique”) ou écouter les contes irlandais de Jack Lynch.

La librairie, dont la simple vision des murs de livres réchauffe, ne désemplit pas non plus.

Pour ceux qui ne peuvent venir écouter ces grands auteurs, nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine sur notre site afin de retrouver des interviews, des reportages, des photos… Le festival s’achève ce dimanche avec encore de nombreuses rencontres pleines de promesses. Le programme est consultable ici.

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Et n’oubliez pas de jouer !

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FestivalandCo, vendredi 18 juin.

19 juin 2010

Beth Orton conclut la journée tout en douceur. Seule, s’accompagnant à la guitare, elle berce l’assistance agenouillée et recueillie du Couvent des Cordeliers. Le public, venu si nombreux, s’abandonne à la détente et à l’évasion en cette fin de semaine, bien aidée par les vins du Domaine Ott !

La journée avait commencé sous un ciel chargé de réverbération. A l’intérieur, la librairie est bondée. Dans la rue, en retrait du quai et à l’abri des voitures, les stands accueillent le public grisé par la qualité des intervenants répondant, avec bonheur, à l’invitation de Shakespeare & Company. Le rythme des interventions est soutenu et la journée ne connaîtra aucun retard dans sa programmation car l’ensemble des volunteers ne laisse rien au hasard. Ici, pas de portes ou de sas. La libre circulation et la gratuité participent à la réussite du festival.

Dans le square les curieux de passage, les touristes, les auditeurs au programme surligné écoutent les écrivains en conférence sous une tente ouverte aux quatre vents –qui Dieu merci n’imposèrent pas leur présence. D’autres pique-niquent à l’ombre ou siestent au soleil et profitent via les haut-parleurs des lectures.
Les interventions (Jack Hirschman, Ian Jack, Raja Shehadeh, Will Self) se succèdent ainsi que les dédicaces. Les auteurs signent avec affabilité. Il y a une telle densité de livres au mètre carré que l’on se sent en sécurité, protégé, loin du monde numérique -comment se faire dédicacer un livre numérique ?
En fin de journée le tumulte du trafic, les voix célestes des cloches de Notre-Dame et le brouhaha des festivaliers sont couverts par la rondeur et la chaleur du violoncelle de Nathalie Clein. La musique nous rappelle que les notes sont comme des mots, et forment un langage. Et d’ailleurs, tout le monde ne comprend-il pas la première suite de Bach ?

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Et n’oubliez pas le jeu!

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A la recherche de la citation perdue

17 juin 2010

Le Festival revient en 2010, avec pour thème: Politique et Fiction . Cette année encore les écrivains déambuleront entre le square René Viviani et la librairie, en face de Notre-Dame. Louis Roederer est heureux d’accompagner cette fête littéraire et vous invite à jouer pour retrouver des citations perdues. Rendez-vous sur le site pour jouer en ligne ou bien allez faire une promenade du côté de Saint-Julien-le-Pauvre les 18, 19 et 20 juin prochains afin de remplir votre bulletin de participation et ainsi rencontrer Martin Amis, Fatima Bhutto, Natalie Clein…

Librairie Shakespeare & Company
37 rue de la Bûcherie
75005 Paris

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